le pastis - boisson couleur soleil

Le sud, détente, vacances, cigales et la nostalgie de cette Provence qui joue aux boules à l'ombre des platanes. Un style de vie, un mythe, une ode à la France profonde, à l'odeur de l'anis et aux accents qui roulent les " R ".
Composé au départ d'absinthe, d'anis, diverses épices et de plantes aromatiques, il affiche 72° d'alcool et sera déclaré responsable d'une défaite militaire: en effet quelques soldats souffrants de troubles digestifs, avaient abusé des ses vertus thérapeutiques et une loi de prohibition sera votée en 1915.
En 1920, sous la pression des distillateurs, la loi autorise les apéritifs anisés à condition qu'ils ne contiennent pas d'absinthe, que leur couleur ne soit pas verte et que l'alcool ne dépasse pas 30°, mais ce dosage ne permet pas une dissolution suffisante des essences pour une bonne qualité gustative.
Dés 1922 la loi autorise une teneur d'alcool de 40°, seul l'absinthe reste maudite, mais il faudra attendre l'année 1938 pour qu'un dosage de 45° soit autorisé. Mais frappé d'une nouvelle interdiction en 1940 par les autorités de Vichy ne tolérant pas d'apéritifs excédant les 16° et l'accusant à nouveau de ramollir les soldats face à l'ennemi, on le rend responsable de la défaite française !
C'est en mai 1951, que les apéritifs anisés sont définitivement autorisés et peuvent désormais conquérir la France,  les saveurs de l'anis peuvent enfin s'exprimer et toutes les grandes marques mettent au point leur propre formule tenue secrète jusqu'à nos jours. C'est aussi cette année-là que la maison Pernod lance son célèbre Pastis 51 et que Paul Ricard lance son célèbre slogan " Ricard, le vrai Pastis de Marseille". Ce terme à la consonance typiquement méridionale remporte un tel succès qu'à dater de ce jour les apéritifs anisés jusque là appelés "anis" ne seront plus désignés ainsi mais par leur nom de marque: au comptoir on commandera désormais un Casa, un 51 ou un Ricard.
En Provence, c'est alors le début d'une véritable frénésie du "petit jaune".
Composé de nos jours d'anis, réglisse et différentes plantes aromatiques, distillé ou macéré, il se boit frais, toujours avec un ou plusieurs glaçons que l'on prendra soin d'ajouter après avoir versé l'eau pour éviter la formation de cristaux !
Désaltérant et économique, il devient "perroquet" avec un trait de sirop de menthe, "tomate" avec de la grenadine, et "mauresque" avec de l'orgeat. Remplacez l'eau par du jus d'orange et vous obtiendrez un "pastis-orange", remplacée par de la limonade il sera "pastis cooler".

*A consommer avec modération, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé!

PAUL RICARD
LE PASTIS COOLER

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